Le Lierre

Publié le par Seleniah



Lierre
(Hedera helix)

Liô ; Liérette ; Irilhe ; Lierre-bois ; Rampe de maison ; Ranpan ; Ranprële ou Ranpruële ; Gripette ;
Graviche ; Brou ou Braou ; Joli-bois ; Bourreau des arbres ; Herbe de Bacchus ; H. à cors ou à
cautère ; Bouiss'van ; Coulère ; Hill ; Kilmop ; Jey'ro ; Feuilles d'yar ; Térétrou ; Rampyoule ;
Bachique ; Dame des bois ; Ivette ; Liseron des bois.


Genre : Féminin
Planète : Saturne
Élément : Eau
Divinités : Dionysos-Bacchus et son joyeux cortège.
Pouvoirs : Protection, chance, guérison.

Utilisation rituelle :

Que les rameaux de vigne (pampres) soient les attributs traditionnels du dieu du vin, on le
comprend. Mais pourquoi le Lierre ? Tout simplement parce qu'il est l'« ennemi héréditaire» de la
vigne qu'il ne tarderait pas à étouffer si les vignerons n'y prenaient pas garde et ne l'arrachaient pas
impitoyablement. C'est probablement là, dans cette réalité toute prosaïque de cultivateur, qu'il faut
chercher l'origine lointaine de la tradition qui fit du Lierre la plante qui empêche de s’enivrer.
Voilà pourquoi, dans les dionysiaques comme dans les bacchanales, le Lierre voisinait toujours
avec les pampres. Bacchus est souvent représenté avec une couronne de Lierre. Les thyrses
qu'aimaient brandir les membres de son cortège en étaient garnis. Satyres et silènes, Pan et Priape se
ceignaient de tresses de Lierre quand ils venaient honorer leur Maître et complice par leurs farces
scatologiques. Les bacchantes et les ménades qui couraient échevelées, revêtues de peaux de bêtes
sauvages, autour du char du dieu avaient la tête couronnée de Lierre et le thyrse à la main. Calliope,
la muse de l'éloquence, portait la même couronne, attribuée à Osiris.
Par la partie littéraire et artistique du programme, les grandes dionysiaques athéniennes ont joué
un rôle prépondérant dans l'histoire de la poésie lyrique et du théâtre grecs; les poètes et les
tragédiens qui y participaient ne manquaient pas de se ceindre le front de Lierre lorsqu ils se mêlaient
aux danses, jeux, festins et orgies qui se succédaient sans interruption pendant six jours et six nuits.
On jetait du Lierre sur le cercueil d'une jeune fille vierge en signe de stérilité, et des roses
blanches en signe de virginité.
Aux Indes, le sommet de la montagne sacrée de Maros était envahi par un Lierre d'une épaisseur
telle « qu'un boeuf s'y enfonçait jusqu'à ses cornes ».
Au Moyen Âge, le Lierre était, avec le gui, le motif le plus souvent choisi pour les enseignes de
cabarets. Au bouge de la Fosse-aux-Lions, rue du Pas-de-la-Mule, où l'on vendait, disait Beautru, la
« folie en bouteilles », celle-ci était servie dans des gobelets taillés dans du bois de Lierre.
Un mai de Lierre pouvait avoir deux sens diamétralement opposés : si la fille qui le recevait
devant sa maison était fiancée, c'était le symbole de l'affection constante. On l'accompagnait parfois
de la devise : Je meurs où je m'attache. Si elle était libre, au contraire, cela signifiait qu'elle étalt un
vrai crampon.

Utilisation magique :

Dans beaucoup de comtés anglais, les femmes, et plus particulièrement les jeunes mariées,
portaient sur elles des feuilles de Lierre pour attirer la chance. Elles les retiraient toutefois pendant
les grossesses.

Dans tout le monde anglo-saxon, ainsi que dans beaucoup de pays nordiques, on aime garnir les
maisons avec cette plante grimpante, au point que certaines villas en sont entièrement couvertes ; ces
foyers sont très bien protégés contre les influences négatives et contre les catastrophes de toutes
sortes.
Toujours en Grande-Bretagne, et par extension en Nouvelle-Angleterre, les baies noires du Lierre
jouent un rôle dans les voeux de fidélité et d'amour.
Pour beaucoup de chamans des régions froides, ou tempérées fraîches, le Lierre grimpant est une
plante sacrée; à mesure que l'on descend vers le sud, au contraire, ces aspects positifs disparaissent,
au point qu'en Sardaigne c'était la plante favorite des empoisonneuses et des sorcières.
Pour savoir si quelque chose réussira, mettez des feuilles de Lierre dans l'eau pendant neuf jours.
Si les feuilles tombent au fond, l'affaire ne réussira pas; si elles surnagent au bout de ce temps, c'est
bon signe.
Si une fille envoie une feuille de Lierre dans une lettre à un homme, elle est sûre de l'épouser;
mais lui mourra jeune (Clair marais, Pas-de-Calais).


Lierre terrestre
(Glechoma hederacea)

Courroie de Saint-Jean ; Laurier de terre ; Rondotte ; Terrette ; Herbe à la glèbe ; Lierre des nagots ;
Couvre-sol ; Poison des haies ; Couronne de terre ; Herbe de lune ou à la lune ; Ronde-lette ;
Drienne ; Lierre courant ; L. traînant ; Saint-Jean traînée ; Brunette ; Lâche ; Herbe d'Olhon.
Pouvoir : Contre-envoûtement.

Utilisation magique :
L'« herbe de lune» est la toute première parade en cas d'attaque par les oeuvres de magie noire. Si
quelqu'un mobilise les forces négatives pour les lancer contre vous, il est primordial que vous
sachiez, pour commencer, d'où vous arrivent ces maléfices.
Entourez d'une couronne de Lierre terrestre une chandelle jaune. Vous allumerez cette chandelle
un jeudi, à la lune descendante. L'image de votre ennemi apparaîtra.

Encyclopedie des herbes magiques de Scott Cuninngham

Publié dans Le jardin Magique

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Commenter cet article

declerck 08/02/2018 08:16

bonjour,
ce n'est pas du tout la bonne illustration botanique!