Le Gui

Publié le par Eternea




Gui


Viscum album - Loranthacée
Bois de Sainte-Croix, Verquet, Blondeau, Bouchon, Vert de pommier


On recueillait le gui dans un line blanc, la cueillette terminée, on sacrifiait de jeunes taureaux blancs. Le rituel décrit par Pline se rapporte trés probablement à la fête de novembre qui marque le début de l'année celtique et cela correspond au symbolisme d'immortalité et de régénération du gui. Parce-qu'il est en complet épanouissement au solstice d'hiver, quand la nature sommeille sous la neige, le druide considérait le gui comme une manifestation végétale exceptionnelle et digne d'honorer son dieu.Les druides n'ignoraient pas que cette plante freine et parfois guérit certaines tumeurs.
La cancérologie moderne reconnaît ce pouvoir et parfois n'hésite pas à recourir à des injections intra-musculaires à base de certains viscum album.

Il existe une polarité entre gui d'été et gui d'hiver. Rudolf Steiner a indiqué comment utiliser les forces astrales trés puissantes du gui. Cette préparation est nommée iscador. L'iscacor est connu en France sous le nom de viscum album fermenté.Il semble que le gui posséde la propriété de stimuler le systéme de défense dans son ensemble, en agissant en particulier sur le thymus. Les feuilles et les rameaux, préparés en infusion, possédent des propriétés hypotensives. L'alcoolat de gui judiscieusement dosé donne des résultats souvent remarquables (affections du coeur, troubles vaso-moteurs et congestifs, hypertensions, etc).

Employé en simples tisanes, il est un bon adjuvant hypotenseur et un dépuratif du sang.D'aprés Pline, Les Gaulois croient que le gui pris en boisson (eau de chêne) donne la fécondité et constitue un reméde contre tous les poisons.

Le gui était considéré comme l'eau de chêne. Etant son parasite, il suce la séve nourriciére et féconde l'arbre en condensant ses vertus.

Macération vineuse : 50 g de plante fraîche pulpée dans un litre de vin blanc sec pendant au moins 10 jours ; le traitement est d'un verre de bordeaux par jour en deux fois avant les repas. Ceci est efficace pour lutter contre les troubles de la ménopause "tels que palpitations, essoufflements et troubles respiratoires "mais aussi contre l'alcoolisme (cure de 15 jours).

L'infusion de baies est recommandée en injection vaginale, pour soigner les affections génitales féminines bénignes, les pertes.Les rhumatismes, la sciatique, la goutte sont soulagés par des cataplasmes de feuilles fraîches et de fruits pilés.

Macération aqueuse : 20g de feuilles de gui séchées et fractionnées dans une pinte (1/2 litre) d'eau froide ; laisser toute une nuit puis tamiser. L'artériosclérose, l'asthme convulsif, la toux coquelucheuse, la jaunisse, sont traités à raison de 3 ou 4 ts/jr ; les hémorragies congestives, saignements de nez et hémorragies intestinales à raison d'une tasse prise au moment de l'accident ( 3 ou 4 ts/jr) ; l'hypertension (et ses manifestations : maux de tête, crampes, vertiges, oppression, gêne cardiaque), les troubles nerveux (tels que l'épilepsie, spasmes, convulsions) et ceux de la ménaupose, de 3 ou 4 ts/jr.

Décoction : 20 à 30g de feuilles de gui séchées et fractionnées dans deux pintes d'eau froide. Faire bouillir pendant 2 mn et infuser 10 mn. Tamiser, et sucrer au miel. Soigne l'albumine (2 tasses / jour entre les repas), les engelures (la décoction tiéde dans laquelle les mains sont longuement plongées, décongestionne et évite les crevasses).

On peut aussi sécher du gui, au four par exemple, le mettre en poudre trés subtile, passer cette poudre dans un tamis de soi et la conserver.
Tous les 3 derniers jours de la lune nouvelle, il faut prendre le poids d'un écu d'or de cette poudre, la faire tremper une nuit entiére dans un demi verre de vin blanc, avaler chaque matin ce vin avec la poudre et réitérer la même dose pendant trois jours : c'est un reméde contre le "haut-mal ou mal caduc "(épilepsie), et tous les autres maux qui relévent du gui.Les tiges et les feuilles de gui nécessaires à ces préparations sont récoltées à Samhain, séchées en bouquet, puis éventuellement réduites en poudre pour être conservée dans un récipient où ne pénétre pas la lumiére et trés bien fermé ; ce récipient sera lui-même placé au sec.

Attention, les baies du gui sont toxiques.

Le gui est un excellent fourrage, riche en azote ; de ce fait il permet d'augmenter la quantité et la qualité du lait chez les vaches laitiéres et les chévres.
Il ne faut cependant pas oublier la toxicité des baies et veiller à ne distribuer que des rameaux privés de fruits. Ses feuilles peuvent aussi être utilisés comme légume vert.

Parties utilisées : feuilles et jeunes tiges (le gui du poirier et celui du pommier seraient les plus efficaces
.Principaux constituants connus : un alcaloÎde, un glucoside, une résine, un inosite, deux saponines

Propriétés :

- Diurétique éliminateur de l'urée - Décongestif - Anti cancer - Vaso dilatateur

- Hypotenseur -
Anti-spasmodique

Indications :

Usage interne :

- Atherosclérose
- Hypertension et ses troubles (vertiges, bourdonnements d'oreille)
- Néphrite chronique, hémorragies congestives
- Crises nerveuse, épilepsie, convulsions, dans de Saint Guy - Migraine
- Albuminie
- Asthme, coqueluche
- Ménopause et ses sympt¸mes : palpitations, tachycardie, troubles circulatoires périphériques, dyspnée - Prostatisme, Goutte
- Cancers

Usage externe :

- pertes blanchesalgies rhumatismales, névrites, sciatiques

Mode d'emploi :

Usage interne

Infusion :

1 ou 2 pincées de feuilles coupées pour une tasse d'eau, bouillir et infuser 10 mn. 2 tasses / jourentre les repas - Macération vineuse :

30-40g de feuilles dans 1 litre de vin blanc (1 verre/jour)
- Poudre : 1 à 1,5g/jr en cachets de 0,20g (4 à 5g comme antispasmodique)
- Extrait aqueux (0,2 à 0,4g/jr) (extrait aqueux de gui : 0,05g, poudre de réglisse : 1 pilule) 4 à 8 pilules / jr
- Potion (extrait aqueux 0,5g, sirop simple 200g) 4 à 8 cuillerées /jour

Usage externe :Une poignée pour 1 litre d'eau. Bouillir en décoction.

En injections dans les leucorrhées, en cataplasmes dans les algies rhumatismales, névrites, sciatiques - Autrefois, les cataplasmes de gui étaient employés contre les angelures et les crevasses des mains.


source : le cercle du sanglier

Publié dans Le jardin Magique

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