Mercredi 13 février 2008
Giroflier

(Eugenia aromatica ou Caryophyllus aromaticus)
Géroflier ; Antofle.
Genre : Masculin
Planète : Jupiter
Élément : Feu
Pouvoirs : Protection, exorcisme, désir sexuel, gains matériels.

Utilisation magique :

Brûlés seuls, ou en mélange, sur un réchaud en fonte, les « clous de girofle » émettent des
vibrations de haut niveau; on fait ces fumigations pour purifier un lieu, pour en expulser les dernières
races hostiles ou négatives après un rituel d'exorcisme.

Au Moyen-Orient, en Asie, il existe d'innombrables recettes de parfums à brûler, dans lesquels entre la girofle, conçus pour attirer la chance, l'argent.
Si l'on dit du mal de vous, répandez la nuit une décoction de clous de girofle (mêlez-y aussi les cendres des clous que vous avez brûlés en rituels) devant la maison de celle ou de celui que vous soupçonnez d'être le « corbeau ». Rentrez chez vous en passant par l'embranchement de quatre chemins où est élevé un calvaire. S'il n'y a rien ni personne sur ce calvaire, vous avez fait erreur : le calomniateur n'est pas celui que vous croyez. Mais si le hibou est perché sur l'une des branches du
calvaire, vous avez vu juste, et votre entreprise va vite porter ses fruits ; non seulement les bruits malveillants vont cesser, mais il se pourrait bien que vous appreniez la mort, ou au moins l'état grave, de leur auteur.

Portés sur soi, ou utilisés pour aromatiser un bain, les clous de girofle attirent l'attention, et le
désir, du sexe opposé.

encens à base de girofle

Encens Amorgen :

Base : Benjoin & Oliban
Musc
Pin (aiguilles)
Laurier
Verveine
Clou de girofle

eau du magnetiseur

le clou de girofle a aussi la faculté de développer les pouvoir magnétiques , voici une petite fabrication maison créee pour ma mère qui est magnétiseuse et qui en dit des merveilles :


http://esomagick.superforum.fr/viewtopic.forum?t=155&highlight=eau+du+magnetiseur

sinon vous pouvez aussi en mettre dans votre bain

 
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008



Description :

plante vivace buissonnante de 70 cm à 1 m 50, couverte de poils fins, remarquable surtout lors de sa fructification, dégageant au froissement une odeur désagréable. La tige est dressée, robuste, très rameuse. Les feuilles sont assez grandes, brièvement pétiolées, ovales, molles. Les feuilles supérieures sont attachées 2 à 2 au même point sans être opposées, l’une d’entre elle est plus petite que l’autre. Les fleurs sont discrètes, d’un pourpre brunâtre, à corolle en forme de cloche non évasée de 2-3 cm de longueur. Elles sont solitaires ou réunies par deux à l’aisselle des feuilles. La floraison à lieu de juin à août. Les fruits sont des baies globuleuses de la taille d’une cerise, d’un vert luisant, entourées du calice vert, à 5 lobes.

Confusions possibles :

aucune, mais les baies qui ressemble vaguement à des cerises ont parfois tenté fatalement des enfants et des adultes. La confusion avec des myrtilles, bien qu’improbable s’est déjà produite.

Toxicité :

La belladone est fortement toxique dans toutes ses parties, mais ce sont surtout les baies juteuses et plus ou moins sucrées, assez tentantes, qui sont responsables d’empoisonnements. Deux à trois baies rendent un enfant gravement malade, 10 à 15 peuvent entraîner la mort d’un adulte.

Symptômes :

troubles digestifs immédiat avec nausées, vomissements qui entraînent le rejet de débris de baies rouge noirâtre. Troubles neurovégétatifs : tachycardie, sécheresse de la bouche et des muqueuses en général avec difficulté de déglutition, gêne respiratoire, douleurs vulvaires chez la fillette, mydriase avec troubles de la vision, photophobie, voire cécité complète transitoire. Apparaissent en même temps des signes centraux tels que : anxiété, vertiges, hébétude, délire «atropinique» avec obnubilation gaie ou furieuse, ou bien encore visions étranges et terrifiantes, crises convulsives. Ultérieurement, on peut observer un coma calme, accompagné souvent de dépression cardio-respiratoire, responsable des décès.




Propriétés médicinales :

la belladone est employée en médecine comme antispasmodique, modérateur de sécrétions glandulaires, mydriatique et antiasthmatique (en cigarettes). Mais ce sont généralement les alcaloïdes extraits qu’on utilise, car il est difficile de doser l’action de la plante elle-même vu l’importante variation de ses substances actives. En usage externe, les feuilles servent de cataplasmes analgésiques

On l'utilise dont avantageusement contre les spasmes, les coliques intestinales, biliaires, des reins, de la vessie, etc. Elle bloque la sécrétion de la salive, de la sueur et des bronches; elle est encore utile contre la constipation nerveuse, les névralgies et les migraines. C'est un des remèdes souverains contre la maladie de Parkinson.


éléments: Eau

Planète: Saturne

Propriété magique:

Aujourd'hui la Belladone est peu utilisée en magie des herbes à cause de sa haute toxicité ( toutes les parties de la plante sont extrêmement dangereuses et sont toujours responsables de morts par ingestion accidentelle ).Dans le Passé elle était utilisée pour aider à la projection astrale et pour aider à avoir des visions, mais des alternatives plus sûres existent aujourd'hui, et il vaut mieux éviter la Belladone. Cette plante rentrait dans le fameux onguents pour sorcière pour se rendre aux sabbats. Elle donne cette impression de voler.

source : http://www.facite.com/site/index.php?R=anaisis&R1=120819
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par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008
Hysope



(Hyssopus officinalis)
Ozëpou ; Isope ; Edzop' ; Lisop ; Lizobier ; Izabott ; Lizô ; Ijoupa ; Ouipe ; Mariarmo ; Madjermé.

Genre : Masculin
Planète : Jupiter
Élément : Feu
Pouvoirs : Purification, protection.

Utilisation rituelle :

Son nom vient de l'hébreu ésob ; la plante servait chez les anciens Hébreux dans les ablutions des
rites de purification. Ce serait là l'origine de ce passage de la liturgie catholique : Asperges me,
Domine, hysopo et mundabor...

Sous le nom d’hysope, on désigne des herbes aromatiques. Elles étaient mises en bouquet pour servir
à l’aspersion lors des rites sacrés de purification.
elle peut entrer dans la composition de l'eau lustrale.

* Lors des rites de la Pâque et de la sortie d’Egypte. (Exode 12,22.)

* Lors de la purification des lépreux. (Lévitique 14,2-8

* Pour la purification des personnes en contact avec des cadavres. (Nombres 19,18



L’évangéliste Jean met en rapport la mort de Jésus et les rites de pardon et de purification:

« Il y avait là une cruche remplie de vinaigre, on fixa une éponge imbibée de ce vinaigre au bout d'une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Dès qu'il eut pris le vinaigre, Jésus dit: «Tout est achevé» et inclinant la tête il remit l'esprit ».

Jean 19, 29

Prière

Seigneur,
tu aimes la vérité dans les ténèbres ;
dans ma nuit,
tu me fais connaître la sagesse.
Ote mon péché avec l'hysope
et je serai pur;
lave-moi,
et je serai plus blanc que la neige.
Fais que j'entende
l'allégresse et la joie,
et qu'ils dansent,
les os que tu as broyés.

Psaume 50


Il existait différentes variétés d'hysope. Les sages veillaient à ce que seule la vraie hysope, ou marjolaine soit utilisée. Pour la purification des lépreux on utilisait conjointement hysope et cèdre.
Un même nom hébreu recouvre différentes variétés: outre la marjolaine, elle pouvait aussi désigner la sarriette rose, la lavande (ou hysope bleue); la sarriette à épis appelée aussi hysope sauvage; la germandrée. La sarriette à feuille de thym pouvait être utilisée pour fabriquer une boisson rafraîchissante.



Utilisation magique :

La très ancienne tradition biblique ne s'est guère modifiée : l'Hysope est toujours l'herbe le plus
couramment utilisée dans les rituels de purification. Mise en sachets, on l'ajoute à l'eau du bain;
infusée, on en asperge les objets ou les personnes que l'on désire purifier.
Suspendue dans la maison, la plante tient à distance les influences négatives.

Un peu d'histoire

Son nom vient du grec "azob" (herbe sainte), elle est souvent citée dans la Bible et bien connue des arabes et des grecs, elle était souvent appréciée pour ses vertus médicinales. Elle est aussi l'une des plus importantes parmi les 130 plantes qui parfument la célèbre Chartreuse.
Les jardiniers l'apprécient parce qu'elle protège les jardins de la piéride du chou en attirant les papillons sur ses fleurs.

Propriétés médicinales

L'hysope facilite et modifie l'expectoration, elle est antiseptique et lutte efficacement contre la toux. On l'utilise donc en infusion dans les cas d'asthme, de bronchite et autres affections pulmonaires. L'infusion de fleurs d'hysope sert de base à un sirop contre la toux.
Attention: l'huile essentielle d'hysope est toxique et fortement epileptisante comme l'absinthe.




On utilise les feuilles pour parfumer des beurres composés, des fromages frais, des sauces, soupes et ragouts et les fleurs dans les salades de l'été.
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008



Myrte commun
(Myrtus communis)
Multré ; Mirtre ; Mistré ; Nerta ; Nertou ; Marola ; Arbre juif ; Herbe du lagui ; Bois-sent-bon.

Petit arbre à feuilles persistantes du maquis méditerranéen de 1 à 3 m dont on utilise les fleurs les feuilles et les baies.


Genre : Masculin
Planète : Vénus
Élément : Eau

Divinités : Aphrodite-Vénus ; Artémis-Diane ; et leur grande ancêtre à toutes deux, la déesse lunaire
Astarté, adorée par tous les peuples sémitiques de la haute Antiquité. Elle s'appelait Istar chez les
Phéniciens, Athtar chez les Arabes ; Astoret chez les Hébreux. On pense généralement que le nom
d'Aphrodite (« Astoret »... « Aphtoret »... « Aphrodet ») et celui d'Amphitrite (Amphtoret) ne sont
que des altérations successives du nom d 'Astarté.
Il existe plus de soixante espèces de Myrtes. Nous nous occupons ici du plus connu en Europe
comme aux États-Unis. C'est un grand arbrisseau, très répandu dans tout le bassin de la Méditerranée.
C est le Myrtos des Anciens, le bois aux mille et une traditions.
Nous faisons une fiche à part pour le Myrte-piment, pourtant cousin, mais qui ne subit pas la
même influence planétaire et qui est une plante « Feu» alors que celle-ci est « Eau ». Même en
botanique la différence est marquée, puisque la variété de Myrte qui va être examinée juste après
celle-ci n est plus un Myrtus mais appartient au genre Pimenta.
La nymphe Myrsiné ayant dépassé en courant son amie Pallas (autre nom d'Athéna), la déesse
irritée la fit mourir; sur son corps poussa le Myrte, plante que Pallas se mit à aimer par la suite, soit
en souvenir de son triomphe sur sa rivale imprudente, soit par remords.
Dans l'île de Cythère, Vénus, ayant honte de sa nudité, se cacha derrière Myrte et, par
reconnaissance, l'adopta comme sa plante bien-aimée.

Utilisation rituelle :

Aux temps bibliques, les jeunes femmes juives portaient des guirlandes de Myrte le jour de leurs
noces.
Lorsque les Romains combattirent pour garder les Sabines enlevées, ils portaient sur leurs têtes
des couronnes de Myrte.
Romulus planta à Rome deux de ces arbrisseaux, l'un pour les patriciens, l'autre pour le peuple.
Lorsque les nobles triomphaient au sénat, le Myrte plébéien se fanait; lorsque le peuple marquait des
points en politique, c'était le Myrte des patriciens qui avait mauvaise mine et commençait à se
dessécher.


Utilisation magique :

Symbole de l'amour conjugal sans nuages, cette plante est l'un des composants de base des sachets
d'affection, depuis toujours, serait-on tenté de dire... depuis plusieurs millénaires, en tout cas, et
partout où pousse le Myrte. Comme les druides celtes avaient leurs cérémonies du gui, les magiciens
de Mésopotamie avaient leurs rites du Myrte.
Chez les Hébreux, l'arbre était fécondant. Et cependant, dans ce même peuple, une tradition en
faisait porter aux jeunes mariées pour qu'elles n'aient pas leur premier enfant trop tôt.
Bues selon un programme précis, qu'il faut respecter minutieusement, des infusions de feuilles de
Myrte conservent très longtemps la jeunesse et la beauté...
Pour qu'un Myrte planté dans le jardin soit protecteur, il faut qu'il y ait été mis par une femme.

Le myrte est astringent tonique et antiseptique, on l'emploie en usage externe pour guérir les blessures, les affections de la peau psoriasis, herpès, plaies, contusions et en usage interne pour soigner les troubles digestifs ou urinaires, leucorrhée, cystite, sinusite, toux, gorge, hémorroïdes.



Infusion une cuillère à soupe pour un bol d'eau bouillante ; 2 tasses par jour.

Huile de Myrte


L’esprit de la plante

La présence du myrte dans la mythologie grecque n'est pas des moindres : il couronne Vénus et lui est consacré. Les médecins de l'Antiquité ne manquent pas de l'associer à leur pratique. L'arbrisseau pourtant n'est pas rare dans toute la Méditerranée et singulièrement en Corse où il parfume intensément le maquis. A l'époque romaine, les baies de myrte, séchées, étaient concassées pour faire office de poivre, trop coûteux. Aujourd'hui, c'est sous forme de confitures et de liqueur que les Corses savent en tirer le meilleur profit.

Bienfaits et vertus

L'huile essentielle de myrte est en premier lieu remarquable pour son action sur la sphère broncho-pulmonaire. C'est un bon expectorant, utile dans la bronchite chronique où elle joue le rôle d'un antitussif, spécialement contre les toux sèches et quinteuses. Dans cet ordre d'idée, cette huile essentielle peut être associée avec profit dans le traitement du sevrage tabagique. On note également un pouvoir tonifiant et astringent sur les tissus et un effet positif contre les ecchymoses et les hémorroïdes. Synergies : eucalyptus, ravensare, pin, sapin, citron, géranium, palmarosa

Propriétés
Antiseptique, Antiseptique urinaire, Balsamique, Expectorant, Rééquilibrant, Stimulant, Équilibrant

Indications
Asthme *****, Bronchite *****, Déséquilibre énergique ****, Infections urinaires ****, Maladies infectieuses ****,

source : encyclopédie des herbes magiques de Scott cunningham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008
e suppose que vous connaissez tous la teinture et les tatouages au henné, j'ai trouvé quelques propriétés magiques à cette plante et des coutumes juives qui lui sont liées intéressantes



Le henné est un arbuste épineux de la famille des Lythracées, dont les feuilles produisent des teintes telles que le rouge et le jaune utilisé en teinture textile et corporelle. Le henné provient du Maghreb. Le terme désigne également ce colorant dont l'usage est très ancien puisqu'on en retrouve la trace sur les momies égyptiennes.

Cette plante peut atteindre dans les régions du Sahara marocain jusqu’à un mètre de hauteur.



Le henné à un double langage, celui de la séduction et de la magie à travers les différents rituels. Sa pratique fascine, enchante notre société depuis la nuit des temps. Il fait partie intégrante de la vie traditionnelle...


Historique :


Le henné serait originaire d’une région allant du sud de l’Iran et de Mésopotamie au Bélouchistan. Il aurait suivi la migration des peuples ; il serait arrivé dès l’Antiquité en Inde du nord, puis vers l’ouest de la Syrie et terminé en Egypte. En effet, les Egyptiens anciens le connaissait, comme en témoigne la momie de Ramsès II dont les mains et les pieds en étaient couvert. Durant cette période le henné était apprécié plus particulièrement pour ses propriétés odorantes, et pour ses valeurs médicinales.

L’utilisation du henné est donc très ancienne, même s’il est associé le plus souvent à l’Islam de nos jours. Le rituel qui a le plus de valeur symbolique reste celui de « la nuit du henné » consacré à la cérémonie du mariage. Le henné est l’un des arbres du paradis pour l’ensemble du monde musulman. Cette plante se récolte dès qu’elle arrive à maturité. On ne la coupe pas, on l’effeuille, puis on le fait sécher à l’abri du vent et à l’ombre ; le soleil lui ferait perdre toute sa puissance. Actuellement, il est l’objet de tractations commerciales importantes entre les oasis productrices.





Attributs :


Le henné à un double langage, celui de la séduction et de la magie à travers les différents rituels. Sa pratique fascine, enchante notre société depuis la nuit des temps. Il fait partie intégrante de la vie traditionnelle. On peut exceptionnellement lui prêter un rôle obscur dans le domaine de la magie noire. Le henné est peuplé de légendes qui transforment tout en histoires fantastiques, ces croyances perpétuent la mémoire d’une culture. Mais, sa principale vertu est de protéger l’individu, de former un rempart entre le corps qui en est enduit et ces éléments extérieurs nuisibles que sont les démons, le mauvais œil ou la maladie. Le henné sert aussi de parure, et embellit celle qui le porte, de ce fait il accroît la séduction féminine et risque d’attirer le mauvais œil.

Les femmes principales utilisatrices du henné se nourrissent de croyances populaires, elles y puisent la force et le courage d’affronter les vicissitudes du foyer conjugal. Le henné est un lien magique qui les protège, les aide et leur apporte le rêve. Les femmes en particulier, ont différentes raisons de se protéger contre le mauvais œil, la vengeance, la jalousie etc..

Pour ce protéger elles font des offrandes de protection en déposant dans une assiette du « harmel* » (graine séchée utilisée contre le mauvais œil), l’Alun (pierre qui protège) et le sel auprès du bon génie secourable.

Contre les mauvaises influences de la foule Nass el kanoun, elles jettent du « harmel* » au devant de leurs pas et par dessus leurs épaules en pronon9ant ces mots : « Bismi Allah ( Au nom de dieu), ainsi le mauvais sort est conjuré.

Rites et Coutumes :


Il existe de nombreux rites associés au Henné.

– le rite du mariage :

La mariée est coiffée la jour du mariage par une femme heureuse, n’ayant pas de rivale. Après avoir reçu une application de Henné, les cheveux sont tressés, enserrés dans un anneau d’argent, symbole de pureté. La Hennayat casse un œuf sur sa tête, symbole de la fécondité, en nouant les cheveux, elle y introduit deux dattes enduites de miel, symbole du bonheur.

– le rite à la naissance et au baptême : circoncision :

La mère du petit circoncis tresse ses cheveux enduits de Henné et les attache avec un bracelet et une loubana, contre le mauvais œil. Elle sera protégée en recevant une pièce en argent et une bourse de harmel. A la naissance, les femmes perpétuent un rituel magique qui protègera la mère et l’enfant. Les ingrédients utilisés pour ce rituel sont les poudres composées de Henné et de harmel* qui accompagnent l’enfant jusqu’au quarantième jour. Lorsque le nouveau né apparaît, on dépose sur le cordon lié, un baume composé de farine et de Henné afin qu’il soit riche et bon. Après l’avoir purifié on le roule dans la poudre de henné. Le jour de la pose du henné est sacré, c’est une bénédiction divine, il prélude au rite de la circoncision.

Même si aujourd’hui, cette cérémonie revêt moins d’importance auprès des jeunes générations ; les coutumes perdurent et le henné garde une place de choix pour les rituels du mariage, du baptême et de la circoncision.

* le harmel est une graine séchée, utilisée contre le mauvais œil

Symboles :

– Le cercle, symbole de l'absolu.

– Les rosaces Les rosaces forment des triangles dont la pointe en haut symbolise le feu, la virilité ; la pointe en bas évoque l'eau et symbolise la féminité.

– Le point Le centre, l'origine, le foyer. Succession de points Poussée de l'intérieur vers l'extérieur.

– La spirale La spirale symbolise l'harmonie ; elle exprime le devenir et l'éternel retour. Elle est liée à l'ensemble lune, eau, fécondité, sexe féminin. Elle contient l'ensemble des valeurs féminines trop longtemps négligées dans les sociétés patriarcales. La composition du graphisme a pour effet de créer l'harmonie.

– Le trait vertical Cette lettre se prononce En ou Anou 5, symbolise le souffle de Dieu, source primordiale de la vie. Le trait représenterait un éperon planté en terre, premier objet que les hommes ont adoré dans les temps anciens.

– Deux traits Ce deuxième signe est nommé Ila, Dieu suprême, maître omniprésent des Numides. Les deux traits symbolisent le dualisme qui anime chaque être ; le bien et le mal, le beau et le laid etc...

– Le croissant lunaire Il se prononce Iemme ; tracé rectiligne du croissant, il est la matière qui naît, grandit et meurt.

– Le carré Le carré est l'extension du croissant lunaire. Il se prononce Ieru, Dieu des Libyens qui n'offraient des sacrifices qu'à la lune.

– Le point au milieu du carré L'extension du point dans un carré est la manifestation éclatante des rayons solaires. Il se prononce Less, le dieu soleil chez les Berbères.

– Le 3 à l'envers se prononce i, c'est un signe fort, éclatant, il frappe à tout moment l'homme frêle, sans donner le moindre indice préalable.

– Le signe + Se prononce lette, symbolise l'étoile la plus brillante, perdue dans le firmament, elle est l'unique oeil de Dieu et le phare qui permet à l'homme de s'orienter. Ce huitième signe symbolise la porte originelle ; c'est le iedd des Numides, déesse nourricière.

– La croix L'idéogramme représente les deux bras ou les deux jambes et signifie l'activité supra-humaine ; il se prononce g ou k.

– Deux carrés superposés L'idéogramme représente la malédiction et serait l'envoi de Dieu pour punir et détruire le méchant. Ces symboles traduisent l'inconscient collectif où sont enfouis l'angoisse, le désir, le non-dit. A la faveur de l'art plastique, les artistes cherchent, à travers leur quête de l'absolu, à faire émerger des ténèbres, la lumière révélant l'essence divine et leur propre identité. Les symboles dessinés au henné ont une résonance en chaque être et un impact certain dans la société islamisée.

L’APPROCHE SOINS ET BEAUTE DU HENNÉ

Le henné (Lawsonia Inermis ou Lawsonia ALBA) appartient à la famille des lythracées ; c'est un arbuste aux rameaux gris très clairs qui donne de jolies fleurs blanches au parfum agréable qui rappelle le réséda.

Le henné est extrait de ses feuilles après avoir été séchées et pulvérisées. Connue surtout comme colorant corporel et capillaire d'origine naturelle, sa renommée a grandi au cours des siècles. On a tendance à oublier trop souvent que le henné est aussi un antifongique, un antiseptique et un antisudoral. On le met non seulement sur les cheveux pour leur donner cette chaude coloration cuivrée, mais aussi sur la plante des pieds, la paume des mains, les ongles et parfois les lèvres. Les femmes orientales mélangent les feuilles séchées et réduites en poudre avec de l'eau chaude additionnée de jus de citron, de fleur d'oranger ou d’eau de rose, obtenant ainsi un pâte onctueuse et parfumée qu'elles s’appliquent.

Rappelons que le henné n'a pas pour but exclusif de "colorer" ; c'est aussi un excellent fortifiant pour les cheveux, le cuir chevelu, et la peau en général. Nous voulons parler bien sûr du "véritable henné naturel".

Nous vous le recommandons aussi pour les soins des pieds (voûte plantaire) été comme hiver, contre la transpiration, mais aussi pour faire respirer la peau, éviter les mycoses. On peut le confectionner comme une pâte en mettant de l'huile d'olive ou quelques gouttes d'huiles essentielles (sauge, citron, eucalyptus).
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008
Image hébergée par servimg.com

Estragon
(Artemisia dracunculus)

Targon ; Trason ; Serpentine ; Dragonne ; Armoise estragon ou A.digestive ; Arragone ; Fargon ;
Herbe aux dragons ou aux serpents.
L'origine du mot estragon, "dracunculus", signifie petit serpent ou petit dragon qui se disait tarkhoun (qui donna ensuite targon) en Arabe. Les Arabes l'utilisaient, entre autre, comme antidote aux morsures de serpents et ce sont eux qui l'introduisirent en Europe Occidentale vers le XIIIe siècle. Cette origine explique qu'en certaines régions de France, l'estragon est appelé serpentine

Pouvoirs : Amour sensuel, chasse.

Sa partie utilisée : feuilles

Sa planète associée : Vénus

Son (ses) élément(s) associé(s) : feu

Ses principales influences bienfaitrices : provoquer, stimuler la passion et le désir sexuel ; améliorer la mémoire et la concentration mentale




Utilisation magique :


Avant d'arriver en Europe, importé, comme beaucoup d'autres plantes orientales, par les croisés,
cette variété d'armoise était très prisée des Arabes qui l'appelaient Tarkhoum ; ils la faisaient entrer
dans des charmes passionnels et lui prêtaient des vertus aphrodisiaques.

Une tradition presque similaire se retrouve chez les Amérindiens qui frottaient d'Estragon leur
corps et leurs vêtements pour se rendre désirables aux personnes du sexe opposé.

Chez les Chippeways du Michigan, cette herbe aromatique portait chance pendant les campagnes
de chasse aux animaux à fourrure.



source : encycolpedie des herbes magiques de scott cunningham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008




Chèvrefeuille
(Lonicera caprifolium et L. periclymenum)


Cherfé ; Brou de chèvre ; Broute-biqué ; Crabe-huch ; Bois-la-chèvre ; Bois de biéri ; Miche aux
chèvres ; Lait de cabe ; Poujo-crabo ; Bigaoudier ; Chèvre-biche ; Chévertin ; Saut-de-mouton ; Fleur
de lait ; Lait de la Bonne-Vierge ; Pâque laitée ; Suço ; Chuchette ; Barbe de crabe ou de chèvre ;
Saute-buisson ; Fleur de miel ; Herbe de la Pentecôte ; Périclymène ; Fleur à sucre ; Chucherolle ;
Pattes de glènes ou d'araignées ; Rampioule ; Vervinde ; Bois de tuyaux de pipe ; Oriolain.


Genre : Masculin

Planète : Jupiter

Elément : Terre

Pouvoirs : Argent, pouvoirs psychiques, protection.

Utilisation magique :

Du Chèvrefeuille dans la maison est toujours bénéfique; vous pouvez en faire de grands bouquets tout l'été. Mais si votre but précis est un gain d'argent, il est encore conseillé d'allumer une bougie verte que l'on fait brûler au milieu d'un amas de Chèvrefeuille en fleurs.

On s'assied devant ce bouquet illuminé et, contemplant fixement la flamme à travers l'enchevêtrement du feuillage et des inflorescences, on pense très fort, le plus longtemps possible, à cette somme que l'on souhaite faire
rentrer.

Pour renforcer les pouvoirs psychiques et favoriser, par exemple, la montée des images mentales, on écrase délicatement une poignée de fleurs fraîches; puis on se masse le front, les tempes, la nuque et le cou avec cette pâte juteuse et odorante.


Si du Chèvrefeuille pousse à l'état sauvage aux abords de votre domicile, c'est un excellent signe :

vous habitez un lieu privilégié où les vibrations telluriques sont très bonnes. Le test contraire est tout aussi juste: dans un endroit franchement mauvais, cette plante grimpante dépérira toujours et finirapar mourir de façon apparemment inexplicable, en dépit de tous les soins que vous lui aurez donnés
pour essayer de l'acclimater dans votre jardin.

Faites grimper un Chèvrefeuille sur votre porche, au-dessus de la porte d'entrée; son odeur suave, particulièrement forte pendant les chauds crépuscules d'été, gardera à distance non seulement les fièvres et miasmes, mais aussi « Celles et Ceux dont il vaut mieux ne pas parler ».

Seules les jeunes filles peuvent toucher au Chèvrefeuille; Si une vieille y touchait, elle tomberait amoureuse de quelqu'un.



Sirop de chèvrefeuille
(Pour calmer les irritations de la gorge)


Froisser 75 grs de pétales de chèvrefeuille entre les doigts avant de verser dessus 300 ml d'eau bouillante. Laisser refroidir, puis tamiser le liquide dans une casserole.
Ajouter 100 g de sucre et porter lentement à ébullition. Laisser réduire à petit bouillon jusqu'à ce que le mélange ait une consistance sirupeuse. Attendre que le liquide soit tiède pour le verser dans une bouteille et boucher.

Les baies de chèvrefeuille sont toxiques.

Plante sauvage de 1 à 5 mètres qui pousse à la lisière des bois dont on utilise les feuilles et les fleurs.

l'infusion de chèvrefeuille est efficace conte la cystite et les calculs rénaux.
Egalement : Colibacilles, catarrhe, toux.
Et en gargarismes : Angines.



En infusion : 15g de feuilles ou de fleurs pour un litre d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes; 3 tasses par jour.



source : Encyclopédie de Scott cunningham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008

Frêne

Fraisse ; Frexo ; Hracho ; Fréchô ; Frâgne ; Aréchou ; Rèche ; Cantaridier ; Oyarde ; Arbre à regrets ;
Tantaliké.


« Quand le Frâgne boute, l'ivér est oute. »


L'espèce la plus connue en France est le Frêne élevé (Fraxinus excelsior). Toutefois les magiciens
européens se sont servis plutôt des Frênes à fleurs des régions méditerranéennes, dit Frênes à la
manne ; tels sont les Fraxinus ornus et F. rotundifolia.

Genre
: Masculin
Planète : Soleil
Élément : Feu
Divinités : Odin (Wuotan) et ses trois femmes : lord, la terre inhabitée ; Frigg, la terre cultivée ; et Ring, la terre engourdie par l'hiver.

Le Frêne élevé occupe une grande place dans les légendes et croyances des anciens peuples établis
sur les bords de la Baltique. Sa symbolique se rattache donc essentiellement aux mythologies
germaniques et scandinaves. À mesure qu'on descend vers le sud, cet arbre perd sa suprématie. En
Afrique du Nord, il a une réputation très Inférieure à celle du chêne. Voici ce qu'en disent les
Kabyles : « C'en est fait des hommes qui guidaient les tribus; tout ce qui était intelligent est mort. Le
zen [chêne] et le Frêne sont devenus égaux. Malheur 1 Prenez le deuil, ô mâts des navires [qui sont
en chêne]. Ils disent aujourd'hui que les intestins et la bonne viande sont des parties égales. »
Pour les Allemands aussi, malgré le rôle cosmogonique dévolu au grand Excelsior dans les traditions de l'ancienne Germanie, le Frêne a souvent une signification sinistre. L'Askafroa n'était pas
bienveil-lante ; elle pouvait faire beaucoup de mal, et on la fléchissait par un sacrifice fait le mercredi
des Cendres (aschermittwoch), jour sinistre et funéraire. C'est la raison, sans doute, pour laquelle les rites de magie blanche font appel aux Frênes à la manne, laissant à la magie noire le Frêne élevé.
Depuis très longtemps, les Scandinaves et les Anglo-Saxons sont pratiquement les seuls à attacher à cet arbre des vertus bénéfiques.

Pouvoirs : Protection, santé, rites marins, victoire à la guerre.

Utilisation rituelle :

Pour les anciens Teutons, Cimbres, Goths, Sicambres, etc., le grand Frêne excelsior était l'arbre
sacré par excellence : il représentait les piliers du ciel. Ils pensaient en effet qu'un Frêne géant,
nommé Ygdrasill, soutenait le toit du monde. Là-bas, au fond des forêts de Germanie, ou sur les côtes
battues par les tempêtes de la Frise, c'était sous des Frênes que les prêtres-sorciers accomplissaient
les sacrifices humains dont les dieux du Nord sont gloutons...

Utilisation magique :

La situation s'est modifiée au Moyen Age lorsque les magiciens du nord de l'Europe purent se
procurer les ingrédients tirés des Frênes à la manne. Ceux-là poussent à Malte, en Crète et sur tout le
littoral d'Afrique du Nord. Des incisions faites sur leurs tiges laissent échapper la manne, suc visqueux renfermant des huiles, essences et résines extrêmement intéressantes. On distingue en magie la manne en larmes, recueillie en juillet-août, et la manne en sorte, recueillie pendant les mois
pluvieux et moins chauds d'octobre et novembre. L'une n'est pas plus recherchée que l'autre.
Leurs utilisations sont simplement différentes.

Pour tous les rites liés à la santé, aux guérisons, à la protection, c'est la manne en sorte qui est employée. Tout herboriste en comprendra aussitôt la raison : nous sommes à la sève descendante; l'arbre se prépare au repos hivernal; ses sucs vitaux retournent lentement vers les racines et la terre
après s'être chargés pendant tout l'été en énergies telluriques et solaires.

Pour les rites liés à l'action, à l'emprise sur l'environnement, à la possession et au contrôle de
choses matérielles, c'est bien sûr à la manne en larmes qu'on a recours : la terre bande ses énergies,
craque, explose, le mouvement se fait cette fois-ci de bas en haut, comme si les forces puissantes
mais aveugles de la densité voulaient s'élancer à l'assaut du Cosmos...
Ces résines sont soit brûlées comme encens, soit dissoutes dans des onguents, soit portées directement comme talisman. Un onguent destiné à un usage bien précis est composé de manne en
larmes, mêlée à des essences de vanille, d'oeillet, de musc, le tout finement incorporé à de la pulpe
d'avocat ou de sagoutier (arbre à pain).
Travaillez au mortier jusqu'à obtenir une crème lisse. Vous préparerez cela un mardi. Le fin du fin est d'ajouter à cette pâte trois ou quatre fourmis rougescarnassières. Travaillez, lissez. Le jour J, passez-vous un peu de cette pommade sur les reins, le tour de taille, l'intérieur des cuisses. Revêtez votre plus belle et plus soyeuse robe de chambre, allumez des bâtonnets d'encens, mettez une musique qui vous inspire, et attendez l'heureuse élue. L'homme qui s'est ainsi préparé pour recevoir sa dame doit être prêt à tout !

Mais le bois et les feuilles du vieil Excelsior des brumes du Nord ne sont pas dédaignés pour autant : sculptez une pièce de bois de Frêne en forme de croix aux branches égales. Portez-la comme
protection contre la noyade lorsque vous êtes au bord de la mer. Dans les rituels marins, une croix identique représente le pouvoir des eaux.
Des feuilles de Frêne placées sous l'oreiller favorisent les rêves prophétiques.

Ainsi que la plupart des arbres, le Frêne est protecteur. Un bâton taillé dans son bois et suspendu au-dessus de la porte vous gardera des influences malignes ; de même qu'un bracelet d'écorce porté sur soi était jadis supposé protéger contre les pouvoirs négatifs, les ensorcellements et les conjurations.

Des feuilles peuvent également être dispersées aux quatre coins de la demeure pour la protéger, ou être placées dans des sachets protecteurs.

Les baguettes magiques spécialement destinées à restituer la santé sont souvent confectionnées en
bois de Frêne; quelques feuilles placées dans un bol d'eau qu'on laissera toute la nuit auprès du lit garderont contre la maladie.

Si une personne ou un animal a été mordu par un serpent, confectionnez-lui un collier en branches
de Frêne. Il agira. Avoir avec soi une trousse de secours ne fera cependant de mal à personne, pas
plus que de conduire l'intéressé à l'hôpital lorsque l'accident est arrivé...

Ce charme, parfaitement authentique et efficace, agit sans doute parce que les serpents éprouvent une répulsion naturelle pour les lieux où poussent des Frênes. Quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, aucun reptile ne passera sous leur feuillage.

Si vous brûlez du Frêne à Noël, vous aurez une surprise agréable avant le jour de l'An. Si vous en brûlez à nouveau le soir de la Saint-Sylvestre, la prospérité vous visitera pendant l'année qui s'annonce. C'est en tout cas ce qu'affirme une croyance populaire norvégienne. Quoi qu'il en soit,profitez donc des soirées d'hiver pour sculpter des poupées, des statuettes, dans ses racines. La tâche ne sera pas aisée car le bois est excessivement dur -l'un des plus durs que l'on puisse trouver. Mais la récompense vous fera vite oublier le mal que vous vous serez donné : ces poupées agissent comme médiatrices entre votre foyer et les mondes supérieurs. Celles qui sont habillées en filles intercèdent pour vous auprès des déesses ; celles qui sont habillées en garçons sont vos fidèles commissionnaires
auprès des dieux.

Dernière précaution : le Frêne élevé au nord de l'Europe est l'un des arbres qui attire le plus la foudre. Ne restez jamais sous ses branches pendant un orage.[center]


encyclopedie des herbes magiques de Scott Cunningham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008


Lierre
(Hedera helix)

Liô ; Liérette ; Irilhe ; Lierre-bois ; Rampe de maison ; Ranpan ; Ranprële ou Ranpruële ; Gripette ;
Graviche ; Brou ou Braou ; Joli-bois ; Bourreau des arbres ; Herbe de Bacchus ; H. à cors ou à
cautère ; Bouiss'van ; Coulère ; Hill ; Kilmop ; Jey'ro ; Feuilles d'yar ; Térétrou ; Rampyoule ;
Bachique ; Dame des bois ; Ivette ; Liseron des bois.


Genre : Féminin
Planète : Saturne
Élément : Eau
Divinités : Dionysos-Bacchus et son joyeux cortège.
Pouvoirs : Protection, chance, guérison.

Utilisation rituelle :

Que les rameaux de vigne (pampres) soient les attributs traditionnels du dieu du vin, on le
comprend. Mais pourquoi le Lierre ? Tout simplement parce qu'il est l'« ennemi héréditaire» de la
vigne qu'il ne tarderait pas à étouffer si les vignerons n'y prenaient pas garde et ne l'arrachaient pas
impitoyablement. C'est probablement là, dans cette réalité toute prosaïque de cultivateur, qu'il faut
chercher l'origine lointaine de la tradition qui fit du Lierre la plante qui empêche de s’enivrer.
Voilà pourquoi, dans les dionysiaques comme dans les bacchanales, le Lierre voisinait toujours
avec les pampres. Bacchus est souvent représenté avec une couronne de Lierre. Les thyrses
qu'aimaient brandir les membres de son cortège en étaient garnis. Satyres et silènes, Pan et Priape se
ceignaient de tresses de Lierre quand ils venaient honorer leur Maître et complice par leurs farces
scatologiques. Les bacchantes et les ménades qui couraient échevelées, revêtues de peaux de bêtes
sauvages, autour du char du dieu avaient la tête couronnée de Lierre et le thyrse à la main. Calliope,
la muse de l'éloquence, portait la même couronne, attribuée à Osiris.
Par la partie littéraire et artistique du programme, les grandes dionysiaques athéniennes ont joué
un rôle prépondérant dans l'histoire de la poésie lyrique et du théâtre grecs; les poètes et les
tragédiens qui y participaient ne manquaient pas de se ceindre le front de Lierre lorsqu ils se mêlaient
aux danses, jeux, festins et orgies qui se succédaient sans interruption pendant six jours et six nuits.
On jetait du Lierre sur le cercueil d'une jeune fille vierge en signe de stérilité, et des roses
blanches en signe de virginité.
Aux Indes, le sommet de la montagne sacrée de Maros était envahi par un Lierre d'une épaisseur
telle « qu'un boeuf s'y enfonçait jusqu'à ses cornes ».
Au Moyen Âge, le Lierre était, avec le gui, le motif le plus souvent choisi pour les enseignes de
cabarets. Au bouge de la Fosse-aux-Lions, rue du Pas-de-la-Mule, où l'on vendait, disait Beautru, la
« folie en bouteilles », celle-ci était servie dans des gobelets taillés dans du bois de Lierre.
Un mai de Lierre pouvait avoir deux sens diamétralement opposés : si la fille qui le recevait
devant sa maison était fiancée, c'était le symbole de l'affection constante. On l'accompagnait parfois
de la devise : Je meurs où je m'attache. Si elle était libre, au contraire, cela signifiait qu'elle étalt un
vrai crampon.

Utilisation magique :

Dans beaucoup de comtés anglais, les femmes, et plus particulièrement les jeunes mariées,
portaient sur elles des feuilles de Lierre pour attirer la chance. Elles les retiraient toutefois pendant
les grossesses.

Dans tout le monde anglo-saxon, ainsi que dans beaucoup de pays nordiques, on aime garnir les
maisons avec cette plante grimpante, au point que certaines villas en sont entièrement couvertes ; ces
foyers sont très bien protégés contre les influences négatives et contre les catastrophes de toutes
sortes.
Toujours en Grande-Bretagne, et par extension en Nouvelle-Angleterre, les baies noires du Lierre
jouent un rôle dans les voeux de fidélité et d'amour.
Pour beaucoup de chamans des régions froides, ou tempérées fraîches, le Lierre grimpant est une
plante sacrée; à mesure que l'on descend vers le sud, au contraire, ces aspects positifs disparaissent,
au point qu'en Sardaigne c'était la plante favorite des empoisonneuses et des sorcières.
Pour savoir si quelque chose réussira, mettez des feuilles de Lierre dans l'eau pendant neuf jours.
Si les feuilles tombent au fond, l'affaire ne réussira pas; si elles surnagent au bout de ce temps, c'est
bon signe.
Si une fille envoie une feuille de Lierre dans une lettre à un homme, elle est sûre de l'épouser;
mais lui mourra jeune (Clair marais, Pas-de-Calais).


Lierre terrestre
(Glechoma hederacea)

Courroie de Saint-Jean ; Laurier de terre ; Rondotte ; Terrette ; Herbe à la glèbe ; Lierre des nagots ;
Couvre-sol ; Poison des haies ; Couronne de terre ; Herbe de lune ou à la lune ; Ronde-lette ;
Drienne ; Lierre courant ; L. traînant ; Saint-Jean traînée ; Brunette ; Lâche ; Herbe d'Olhon.
Pouvoir : Contre-envoûtement.

Utilisation magique :
L'« herbe de lune» est la toute première parade en cas d'attaque par les oeuvres de magie noire. Si
quelqu'un mobilise les forces négatives pour les lancer contre vous, il est primordial que vous
sachiez, pour commencer, d'où vous arrivent ces maléfices.
Entourez d'une couronne de Lierre terrestre une chandelle jaune. Vous allumerez cette chandelle
un jeudi, à la lune descendante. L'image de votre ennemi apparaîtra.

Encyclopedie des herbes magiques de Scott Cuninngham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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Mercredi 13 février 2008
Haricot



(Phaseolus vulgaris)
Pois fasceau ; Fasole ; Fézyôle ; Fayol ; Fèverole ; Poiseille ; Mountso ; Brétagnou ; Mouzette.


Genre : Masculin
Planète : Mercure
Élément : Air
Divinités : Déméter-Cérès, la nymphe Cardea.
Pouvoirs : Protection, contre-envoûtement, paix des ménages, fécondité.


Utilisation rituelle :

Les jolies fleurs blanches des Haricots verts ou blancs ont été consacrées à de nombreuses déesses antiques. Les longues tiges rameuses des Haricots jouaient un rôle dans les mystères démétriens d'Eleusis.
Une terre cuite peinte, trouvée lors des fouilles sur le mont Kélata, montre Déméter assise, coiffée du polos et voilée, tenant dans sa main gauche une tige de Haricot qu'elle semble contempler pensivement.

Le 1er juin, à Rome, on offrait à la nymphe Cardea, gardienne des institutions domestiques, du porc et des Haricots.
Chez les Pictes d Ecosse, seules les prêtresses de très haut rang avaient le droit de planter ce légume, qu'elles faisaient cuire à l'occasion de certaines fêtes.
Les Romains associaient également les Haricots aux mondes souterrains et à la mort ; ils en mangeaient au cours des repas funéraires.
Chez les Indiens Hopis du nord de l'Arizona, la procession solennelle des Haricots sacrés s'appelle Pàchavu = « la Plante vivante portée sur un plateau ». Pour avoir les longues pousses de Haricots nécessaires à cette cérémonie, des graines avaient été mises en terre quatre jours avant les autres. Au matin, les initiés des quatre sociétés Wuwuchim et les femmes des familles des chefs participantes se réunissent à la maison Kachinas, au rebord sud du plateau. Les hommes ont leurs masques kachinas.
Les femmes sont déguisées en kachina-mana, c'est-à-dire en Vierges du Haricot. Les plants de Haricots sont alors enduits d'une pâte faite avec de la purée de Haricots mélangée avec de la bouillie de maïs sucrée. C'est alors que l'on cueille les grands Haricots pour les empiler sur d'immenses
plateaux.
Très tôt dans l'après-midi, une longue procession se forme, avec en tête le chef du village, suivi du chef-crieur, de Qaletaqa (le Gardien), d'Eototo, d'Aholi, et d'une alternance de kachinas et de Vierges du Haricot. Un important groupe de Kachinas Mong (chefs) ferme la marche. Lentement, cette
procession se dirige au sud du village. Les plateaux chargés de magnifiques rameaux de Haricots sont très lourds, et les Vierges du Haricot doivent en permanence les porters hauts. Si l'une d'elles est trop fatiguée, elle s'arrête ; pour qu'elle puisse se reposer, le kachina devant elle se retourne et supporte le plateau en plaçant les mains en dessous de celles de la femme. Puis la procession reprend sa marche au rythme lent du chant des Kachinas Mong


Utilisation magique :


Les diverses sortes de Haricots - mais plus particulièrement les Haricots à écosser à gros grains blancs (lingot, ou « suisse blanc ») - sont utilisés dans les charmes destinés à renvoyer aux mauvais sorciers les sorts qu'ils ont jetés.
Les rituels décrits peuvent varier à l'infini dans les détails, mais ils sont simples quant au fond: ou bien on va frotter les Haricots enchantés sur la statue d'un saint, et on va les jeter dans le puits du sorcier; ou bien on fait sept fois le tour du calvaire, à minuit, en suçant les Haricots qu'on va ensuite cracher dans le jardin du « mauvais » ; ou bien encore on les attache à la patte gauche d'une pie qui, dirigée par des paroles magiques, ira les jeter dans la cheminée du sorcier.

Les Haricots secs sont portés, en bracelet ou en collier, contre les influences négatives et les malédictions.

Les sorciers écossais mettent des Haricots secs dans des sortes de crécelles conçues pour semer la panique parmi les esprits malveillants - particulièrement les esprits qui s'introduisent dans le corps humain pour y apporter la maladie et la souffrance. Pour les épouvanter, on agite frénétiquement
cette crécelle en tournant autour du lit du malade, et il faut répéter neuf fois, à toute vitesse, sans reprendre son souffle :

« Three blue beans in a blue bladder
Rattle, bladder, rattle, bladder, rattle... »
«Trois Haricots bleus dans une vessie bleue - Crécelle, vessie, crécelle, vessie, crécelle... »


La contrepèterie est intraduisible par définition, puisqu'elle est fondée sur la sonorité des mots et non sur leur sens : il s'agit de ces répétitions rapides de mots homophones, comme il en existe dans toutes les langues, qui finissent par provoquer le bredouillement et des lapsus. Avec la phonétique anglaise, à laquelle vient s'ajouter l'accent de Clackmannan ou d'Aberdeen, le résultat doit être, effectivement, assez saisissant et propre à mettre en déroute les evil spirits (esprits démoniaques) les
plus téméraires...

Si un couple se querelle, la femme portera, trois jours durant, trois cordons de Flageolets sous ses jupes; le cordon du milieu aura dix-sept Haricots enfilés sur un fil noir; le cordon de droite, onze sur un fil rouge; le cordon de gauche, vingt-trois sur un fil vert (Nottinghamshire - Angleterre).

Une archaïque tradition attribue aux Haricots la vertu de guérir l'impuissance; il faut vraisemblablement en chercher l'origine dans la forme des grains qui rappelle assez les testicules de
l'homme.
Un très vieux charme amoureux américain fait appel aux pouvoirs de ce légume: la femme trace un cercle sur le sol; elle place alors dans ce cercle, en les orientant en fonction des points cardinaux, sept Haricots secs de n'importe quelle variété. Il faut ensuite qu'elle s'arrange pour que l'homme
vienne la rejoindre dans le cercle ou, si ce n'est pas possible, qu'il le traverse au moins. Il sera irrésistiblement attiré par elle.
Dans beaucoup de comtés anglais, les paysans éliminaient les verrues en les frottant, pendant le décroît de la lune, avec du suc de Haricot vert ; il fallait réciter pendant l'opération :

« As this bean decays,
So wart, fall away ! »
«En même temps que ce Haricot pourrira - Toi aussi, verrue, tu tomberas. »


source : encyclopédie des herbes magiques de Scott Cunningham
par Seleniah publié dans : Le jardin Magique
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